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Actionnaire 19e siècle

Propriété des entreprises privées, principe de participation

Il existe de multiples formes d’entreprises, de part leurs statuts juridiques, leur histoire, leur secteur. De façon générale, les entreprises sont la propriété des personnes physiques ou morales qui y ont investi des richesses. Le pouvoir de décision sur la stratégie par contre peut appartenir à ces actionnaires mais aussi à la direction de l’entreprise mandatée par ceux-ci.

1- La gouvernance d’entreprise aux 19ème et 20ème siècles

La gouvernance d’entreprise décrit qui détient le pouvoir de décision stratégique et dans les affaires courantes ainsi que comment ce pouvoir est exercé. Historiquement et selon le modèle du 19ème siècle, le pouvoir appartient aux actionnaires qui sont les propriétaires de l'entreprise. Ceux-ci peuvent en déléguer la gestion à des cadres qui restent malgré tout contrôlé étroitement sur leurs décisions.

PDGAu cours du 20ème siècle, les entreprises se sont développées, ont augmenté de taille parfois de façon très importante. Il s’en est suivi une augmentation de la complexité à les piloter, nécessitant une spécialisation forte des dirigeants. Une autre conséquence a été la dispersion de l’actionnariat, les investisseurs étant de plus en plus éloignés, de plus en plus nombreux, de moins en moins concernés par le quotidien de l’entreprise. Le pouvoir des grandes sociétés est alors passé aux mains des dirigeants opérationnels de l'entreprise. Cette ère des managers a été théorisée par James Burnham en 1941.

Conseil d'administrationAvec la "Révolution libérale" des années 1980 et la généralisation du principe du marché, il est apparu que les intérêts des managers ne coïncidaient pas toujours avec ceux des actionnaires. Le manager peut privilégier une stratégie axée sur la croissance et la taille de l'entreprise, tandis que l'intérêt de l'actionnaire peut être de privilégier la rentabilité de l'entreprise et de son action. Le thème du gouvernement d'entreprise, apparu en France au milieu des années 1990 avec notamment le rapport Viénot, tend à rendre aux actionnaires une part du pouvoir qu'ils ont perdu. Il s'exprime de plusieurs façons. La règlementation s'est durcie en ce sens (loi NRE, en France), renforçant les obligations de la direction de rendre compte de son travail devant les actionnaires. La séparation des fonctions entre représentation des actionnaires et direction opérationnelle constitue une forme de réponse. Les exigences de retour sur capitaux investis marquent la prise en compte au niveau des objectifs financiers des entreprises de l'intérêt de l'actionnaire. Le développement des politiques de stock option, au cours de ces mêmes années, va également dans la logique de lier l'intérêt du manager avec celui de l'actionnaire.Employés

Parmi les trois corps constitutifs humains d’une entreprise, à savoir les actionnaires, les dirigeants mandatés par les actionnaires, les employés (cadres et non cadres), ce dernier est le seul qui ne détient aucun pouvoir, ni exécutif ni même consultatif, sur les orientations stratégiques des sociétés pour lesquelles il fournit un travail qui participe à en assurer la pérennité et le développement.

 

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