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Marxisme - Communisme

Le marxisme est né de la pensée de Karl Heinrich Marx (5 mai 1818 - 14 mars 1883), philosophe, économiste et théoricien socialiste et communiste allemand. Cette pensée est tirée de l’étude philosophique et sociologique des communautés humaines ainsi que de l’analyse de l’histoire des sociétés. A partir de cette étude et de la description des rouages du capitalisme, Marx a développé sa "conception matérialiste de l'Histoire" et milité pour un projet révolutionnaire qui aboutirait à une nouvelle forme de société, le communisme. Cette société, libre et égalitaire, serait débarrassée des inégalités, du capitalisme et du salariat, des états et des frontières.

1- La pensée de Marx

1-1- Matérialisme philosophique

Karl Marx

La pensée de Karl Marx est matérialiste, en ce sens qu’il estime que la matière est première, et non l’esprit. « Le mouvement de la pensée n’est que le reflet du mouvement réel, transporté et transposé dans le cerveau de l’homme ». L'Homme a une dimension physique mais se construit également au travers de toutes les relations sociales (la famille, les rapports hiérarchiques, la réalisation de son travail au sein de la société, etc.) L’être humain serait le produit de sa nature physique et de l’ensemble de ses rapports sociaux.

1-2- La conception matérialiste de l’histoire

En appliquant le matérialisme philosophique à l’histoire, les matérialistes arrivent à la conclusion que l’histoire n’est pas le produit de la réalisation de désirs innés chez l’homme. Ces désirs sont issus des rapports sociaux ayant cours à chaque époque, rapports qui sont eux-mêmes directement dépendants des modes de production de l’époque.
Drapeau URSSOr l’homme, en transformant la nature, en produisant et en améliorant ses techniques de production, change les modes de production et par voie de conséquence les rapports sociaux. De part le matérialisme philosophique, l’homme serait le produit de ses rapports sociaux. Ainsi, l’homme est le propre artisan de son histoire mais également de ce qu’il est. En modifiant ses modes de production, il se modifie lui-même.
Dans les rapports sociaux chez Marx, il existe une classe dominante et une classe dominée. Cette dernière est celle qui travaille et transforme la nature et les modes de production. Elle est le moteur de l’histoire et de l’évolution de l’homme. La classe dominante elle n’a que la jouissance du produit du travail de la classe dominée. Elle ne voit pas les changements des modes de production et reste figé dans un monde où les rapports sociaux ne sont plus ceux de la nouvelle société.

1-3- Le mouvement de l’histoire

Pour Marx, l’Histoire humaine peut se découper en cycles, le mouvement dans ces cycles étant toujours dû aux évolutions des rapports sociaux issus des changements des modes de production.
Dans un cycle donné, existe toujours deux classes sociales, une dominante et une dominée. La classe dominée travaille, améliore ses techniques de production, change les rapports sociaux, évolue. La classe dominée reste figée dans un système avec des rapports sociaux qui n’évoluent pas ou peu. A terme, la classe dominée revendique son émancipation, aspiration que la classe dominante, dépassée, ne peut pas comprendre. Un conflit naît au sein de la société.
Marx résume l'histoire humaine en 4 étapes correspondant à des techniques et des modes de production différents :

  • la communauté primitive
  • la société esclavagiste (la société Romaine)
  • le régime féodal
  • le régime capitaliste

Marx pense que le sens de l'Histoire est inéluctable, que les rapports de production finissent tôt ou tard par être contestés, par ne plus être adaptés au développement, par être insupportables pour une part importante de la population : les structures de la société, qui paraissaient immuables, doivent alors changer.

1-4- La lutte des classes

Lutte des classes

Selon Marx, les classes sociales émergent quand la différenciation des tâches et des fonctions cesse d’être aléatoire pour devenir héréditaire. Ce fut le cas pour la société esclavagiste et le régime féodal. Marx valide ce même schéma dans le régime capitaliste.
Pour Marx, la société est toujours constituée de classes dominantes et dominées, aux intérêts divergeant, les premières tendant à conserver les rapports sociaux existant, les secondes, qui évoluent et acceptent de moins en moins cette situation, voulant les remettre en causes. Cette opposition, cette lutte, serait le moteur de l’Histoire pour Marx.

1-5- Le Capitalisme et la 5ème étape de l’Histoire

Le Capitalisme, c’est l’avènement d’une partie de la classe sociale dominée du temps féodal, à savoir la bourgeoisie, qui est née aRévolution russevec l’artisanat et s’est développée jusqu’à ne plus accepter la domination des seigneurs. Cette classe a détruit l’ancien système, modifié les règles de propriété privée en mettant en place des institutions juridiques adaptées, changé les modes de production, les rapports sociaux, les valeurs, l’idéologie dominante. Ainsi est né le capitalisme.
Cette nouvelle société a vu surgir une nouvelle classe sociale dominée, le prolétariat, c'est-à-dire ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre. Leurs intérêts entrent directement en conflit avec ceux de la bourgeoisie.
Par l’application de son analyse du sens de l’Histoire, Marx estime par conséquent, à la fin du XIXème siècle, que de toutes les classes existantes dans la société moderne, seule la classe ouvrière est réellement capable de transformer la société. En considérant de plus à son époque les travers du capitalisme industriel, à savoir :

  • La diminution des prix par l’amélioration des techniques de production et par voie de conséquence la mort des entreprises peu rentables et l’augmentation des masses prolétariennes,
  • La difficulté croissante de ces masses à acheter les marchandises produites par le système,
  • La concentration du capital dans un petit nombre de mains,

Marx estime que la 5ème étape est l’avènement d’une nouvelle société modelée par les masses prolétariennes.

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