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 Le Progressisme Individuel et Collectif en économie

Les théories économiques actuelles reposent sur des concepts imaginés aux 18ème, 19ème et début du 20ème siècle, par des hommes ayant une vision de l’économie et des sociétés humaines de leur époque (Libéralisme, socialisme, Marxisme).
Karl MarxLes deux grandes conceptions de l’économie, le libéralisme (le capitalisme, le néolibéralisme, le keynésianisme, le néo-keynésianisme, etc...) ou le socialisme (le communisme, le social-libéralisme, etc...) sont deux visions qui prônent la liberté des individus face à l’économie.

Pour les libéraux, c’est une liberté de travailler, d’entreprendre, d’investir pour accumuler de la richesse. Cette liberté est individuelle, "solitaire", avec pour postulat que la créativité et la recherche personnelle de réussite crée de la valeur, une activité, génère une économie bénéfique pour tous.

Pour lesAdam Smith socialistes, c’est une liberté individuelle débarrassée du joug d'un patron, dans une entreprise qui serait une démocratie et non une « dictature » de dirigeants, de propriétaires, de tenants des pouvoirs économiques. Cette liberté démocratique donnerait aux employés le pouvoir à égalité entre tous de participer aux choix économiques.

Ces deux visions se sont rapprochées au fil du 20ème siècle, et au début du 21ème, en tout cas pour ce qui est des modérés de chaque camp. Il existe à présent un consensus mondial autour d'une solution unique aux crises et à la pauvreté, connu sous le nom de consensus de Washington. Il dessine une politique unique, déployée dans l'ensemble des régions du monde, centré autour d'une intervention modérée des états et une levée des barrières au commerce et à l'activité économique. Il s'agit d'une politique économiste, qui considère qu'il n'y a qu'une voie moderne pour les peuples, et que cette voie n'est tracée que par des décisions qui touchent au bon fonctionnement de la machine économique globale.

L’opposition des libertés libérales et marxistes est une erreur, car loin d’être antinomiques, elles sont complémentaires. En effet, la créativité illumine seulement des individus, ce qui donne un avantage en termes d'efficacité économique aux sociétés libérales. A l'inverse, des individus seuls se trompent, marchent par essai et erreur. Le travail en commun sur une idée d'un d'individu permet d'aller plus loin, d'éviter les écueils. L'individualisme du libéralisme est ainsi moins efficace que la démultiplication par le groupe.

L'économisme, consacré par le consensus de Washington, est également une erreur. La levée des barrières commerciales n'a par exemple pas ouvert la Chine à la démocratie. Les révolutions du printemps arabe n'ont pas été la conséquence d'échanges économiques frénétiques avec des puissances démocratiques. La montée en puissance de groupes terroristes et la nuisance qu'ils génèrent ne peuvent pas être résolus en proposant  comme alternative de mode de vie et de pensée aux peuples qui peuvent les soutenir la seule société de consommation.

Ces points sont le premier pilier économique du PIC. Le second, qui rejoint une idée fondamentale de Karl Marx, est que ceux qui créent, transforment, agissent tous les jours dans l'activité économique, sont ceux qui comprennent l'évolution de la société et qui sont les seuls à pouvoir efficacement et durablement en guider le navire.

Les principes fondamentaux

Le PIC en économie s’appuie sur des principes fondamentaux, socle minimum qui délimite sphère libérale et sphère publique, responsabilité individuelle et collective en matière économique, frontière en domaine à traiter par des mesures économiques ou non. Ces principes définissent également les règles de pilotage de l’économie, vont dans le sens d’éviter la constitution de classes héréditaires, de concentrer les richesses qui à terme transforme les propriétaires d'hier en employés, les employés d'hier en chômeurs, et certains laissés pour compte d'hier en délinquants.

Le PIC reconnaît et défend les principes suivants :

1- Principe d’initiative 

InitiativeLes hommes ont la liberté individuelle d’entreprendre, de créer pour eux-mêmes. Le principe selon lequel la communauté décide de tout en concertation et que toute initiative est soumise à l’approbation de cette communauté est moins productif pour le développement et l’émancipation de celle-ci que la poursuite de l’initiative individuelle.

2- Principe de choix

Choix

Les hommes peuvent choisir de s’intégrer ou pas au système économique de la communauté.

3- Principe de survie

L’ProtectionEtat a le rôle de garantir au nom de la communauté que les hommes ayant suivi le principe du choix puissent accéder aux moyens minimum de subvenir à leurs besoins fondamentaux que sont manger, dormir à l’abri, être secouru, faire partie d’une communauté humaine, s’éduquer. Plus largement, l’Etat est la garant du fait que la rémunération du travail est suffisante pour subvenir à ces besoins.

4- Principe d’assumation

RisqueChaque homme est libre de ses choix en termes d’études (orientation, niveau), d’orientations professionnelles, économiques. Cette liberté s’accompagne de la responsabilité de chacun d’assumer ses choix et leurs conséquences. La communauté et l’Etat qui en émane ne peuvent pas être responsables à la place de chaque individu.

5- Principe de participation

ParticipationDans le cadre de l’entreprise, il y a un grand bénéfice à ce que des employés choisissent d’entrer au capital de leur société. Une entreprise, entité morale, constituée de plusieurs individus faisant le choix de devenir propriétaire d’une partie de celle-ci et de s’inscrire dans la stratégie de développement possède une richesse supplémentaire. Il est à remarquer que les individus non impliqués dans leur entreprise développent leurs facultés et utilisent leur énergie en dehors et au bénéfice d’autres objectifs.

6- Principe de contrainte du marché

BarrièreUn certain nombre de secteurs, parce qu’ils sont garants de la distribution à chacun des moyens de subvenir à ses besoins fondamentaux, ne peuvent être mis sur un marché économique totalement libre, soumis aux lois de la concurrence seule. En effet, les conséquences d’une telle économie, proche des lois de sélection naturelle, favorisant les plus armés au détriment des plus faibles, ne sont pas supportables socialement dans une communauté humaine moderne.

7- Principe d’égalité

EgalitéLa transmission héréditaire de privilèges, d’avantages, de formes de pouvoir ou de domination est contraire au principe d’égalité des chances. L’action de l’état est de garantir autant que possible ce principe. Par exemple, l’Etat peut soutenir l’égalité des chances économiques par l’accession aux études et formation de tout niveau, sans barrière financière ni héréditaire.

8- Principe de limite du pouvoir économique

Main tendueL’homme est au cœur du système. L’action politique ne peut être réduite à la seule sphère économique, en ce sens que les actions sur l’économie sont incapables de résoudre les difficultés rencontrées dans d’autres domaines que sont par exemple la santé, l’écologie, l’éducation, la sécurité, la justice. De plus, les choix économiques ne sont pas à même de définir à eux seuls une politique de développement d’une civilisation.

9- Principe de développement

DéveloppementLes communautés humaines ont progressé, au sens de progrès des conditions de vie, par le développement de leurs connaissances, de leurs techniques, de leurs économies. Pour continuer ces progrès et assurer leur survie, elles ont besoin de poursuivre ces développements, dans le respect des ressources naturelles indispensables mais également en élargissant le cercle des bénéficiaires.

10- Principe d’atomicité

MultiplictéCe principe est inspiré de l’un des 5 principes à la base du libéralisme. Il s’agit du principe selon lequel sur un secteur d’activité se trouve une multitude de concurrents de taille modérée. Cela est fondamental pour garantir la meilleure efficacité économique, en termes de performance mais également de bénéfice pour le plus grand nombre. La constitution de groupes de grande taille, de trusts et conglomérats, est défavorable à la concurrence et à l’émulation qu’elle engendre. Certains domaines de haute technologie peuvent faire exception au principe d’atomicité étant donné les capitaux nécessaires au développement des produits.

11- Principe de fluidisation du capital

FluidiserLes capitaux accumulés en capitaux morts sont moins bénéfiques que ceux qui circulent et irriguent la production de nouvelles richesses. La thésaurisation des capitaux est un frein au développement et moins profitable que le réinvestissement. En outre, l’apparition de classes pauvres comme d’une élite héréditaire concentrant les richesses est une anomalie d’un système économique. Par la fluidisation du capital, les sociétés humaines en charge de corriger le système économique en permanence tendent à réduire les écarts au bénéfice de tous et à ne pas créer de classes cloisonnées.

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