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Environnement

fonte des glaces de l arctiqueLe changement climatique. Ceci est l'objet de toutes les attentions des gouvernements du monde entier qui se préoccupent d'environnement. C'est bien, mais malheureusement, ce n'est que la partie émergée de l'iceberg vers lequel se dirige le monde. Le problème est plus systémique, global. Il est lié au mode de développement humain, ancestral. Par ignorance d'abord, l'homme a pris dans la nature des ressources qu'il ne savait pas limitées. Il ne se posait pas la question des limites. Puis il en a pris conscience. Il les a repoussées d'abord, techniquement, puisant toujours plus loin des ressources qui se raréfient. Il a ensuite tenté de mettre en place une utilisation circulaire de ces ressources, ralentissant la vitesse vers l'iceberg. Malgré tout, la route n'est pas déviée, l'homme ne réussit pas à changer son modèle de développement, ancré au plus profond de lui. Alors que faire?

tokamakDeux grandes alternatives s'ouvrent au monde. La décroissance sur le long terme, ou la science, qui identifie les ressources inépuisables du monde et les utilise exclusivement. Le pic a choisi la seconde voie.

 

 

1- La décroissance, pourquoi non

La décroissance, c'est faire le choix de ne plus puiser dans les ressources, de recycler sans fin, de supprimer tout ce qui peut avoir un impact sur l'environnement. C'est la négation de ce que le progrès puisse être source d'un meilleur lendemain mais au contraire qu'il soit le père des maux de l'humanité.

spirale negative de la decroissanceLa décroissance n'est pas dans le fonctionnement de l'homme. Il s'est distingué des autres espèces vivantes par le changement permanent de sa condition, l'amélioration de ses conditions de vie pour sa survie puis son confort. Il ne peut pas fonctionner autrement sous peine de disparaître.

A l'inverse, il émerge de la situation du 21ème siècle une urgence et une responsabilité qui lui incombent. L'urgence, c'est d'identifier et d'utiliser les ressources inépuisables du monde pour continuer à s'y développer sans le détruire. Sa responsabilité, c'est de protéger les autres espèces des conséquences de son développement qui pourraient les mettre en danger, ainsi que des grands cataclysmes naturels qui déjà par le passé ont conduit à l'extinction massive de la vie sur terre.


2- L'urgence du développement

Le développement humain a besoin d'énergie et de matières premières.

mines immensesEn ce début de 21ème siècle, le monde utilise des sources d'énergie qui disparaissent et sont en quantité très limitées, dont la collecte a des impacts significatifs sur l'environnement, et dont l'utilisation également dégrade les conditions de survie de la vie telle que nous la connaissons.

Les ressources en matières premières utilisées dans de nombreux domaines, pointus technologiquement ou non, s'épuisent également et menacent d'écroulement tout le modèle actuel de développement.

Ainsi, il y a urgence à développer des techniques de maîtrise des énergie "inépuisables" et suffisamment puissantes qui nous entourent, ainsi que des matériaux inépuisables ou renouvelables à l'"infini".

Développer ces solutions dans ce chapitre n'est pas l'objectif, cela l'est dans l'article consacré au développement. Cependant, les sources d'énergie puissantes et sans limitent qui nous entourent sont identifiées. Energie solaire, fusion nucléaire, chaleur des profondeurs de la terre, sont les exemples les plus connus. Il nous faut intensifier les recherches pour maîtriser ces sources et atteindre l'âge de l'humanité pour lequel la question de l'énergie et de sa "propreté" ne sera plus un problème. 

bacteriesDe même, les matériaux qui se raréfient vont devoir être substitués par d'autres. Pour résoudre définitivement cette équation, seule la conversion à l'utilisation de matériaux du vivants, ou régénérés par le vivants, est la solution. Ce domaine des recherches doit également devenir une priorité pour sortir du risque de rupture dans le développement.

Au delà de la notion de développement durable actuelle, qui par simplification de communication ou par manque de maîtrise des hommes politiques actuels ne se focalise que sur la question du réchauffement climatique, ce sont deux pans essentiels du développement qu'il faut réinventer donc, ceux de l'énergie et des ressources.


3- La responsabilité du monde du vivant

Réchauffement climatique, raréfaction de sources d'énergie non renouvelables, épuisement des matières premières peu ou pas recyclables. Ces menaces peuvent être traitées par les progrès technologiques listés dans les chapitres précédents et explicités dans l'article développement.

A contrario, la disparition d'espèces vivantes, en grand nombre, tout autour de la planète, relève plus d'un changement de culture, qui respecte le vivant, et de l'amélioration de l'éducation des populations, qui apprenant la fragilité des écosystèmes peut réaliser son impact, parfois irréversible, et peut agir pour prélever le juste nécessaire et préserver les équilibres aujourd'hui menacés.

Ainsi, le Pic met l'accent sur l'urgence de l'éducation des peuples qui ne sont pas encore sensibilisés au phénomène de disparition des espèces. Conscient de l'échelle de temps, longue, incompatible de l'urgence de la situation, le Pic est favorable a deux autres actions qui assurent l'objectif de préservation dans la période intermédiaire. 

La première de ces décisions est de mettre en place, dans les pays où la biodiversité est le plus menacée, des parcs assurant la sanctuarisation de l'écosystème. Si de tels parcs existent déjà, ce qui est le cas dans de nombreux pays, le Pic milite pour que des moyens de protection plus conséquents, humains et matériels, soient mis en place et entretenus par la communauté internationale toute entière.

La seconde de ces décisions est de compenser financièrement, pour les pays qui sanctuarisent d'immenses domaines de leur territoire, et qui renoncent à l'exploitation de leurs richesses, la perte que cela signifie. Il faut que ces pays aient un intérêt à faire ce sacrifice, choix qui n'a pas été fait par les pays occidentaux pour asseoir leur développement au 20ème siècle, par ignorance puis par intérêt. Cette compensation, en attendant que ces pays soient matures pour se passer de ces territoires, devra être assumée par la communauté internationale, dans son entier.

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