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3- Mesures pour intégrer les populations

Des deux chapitres précédents découlent les mesures à adopter pour mettre en oeuvre le processus d'intégration. Ces mesures ont les suivantes:

service public de quartier- Comme partout sur le territoire, les services publiques doivent être présent dans chaque quartier. Ne pas respecter ce précepte de base crée des zones dans lesquelles les habitants peuvent se poser la question d'appartenance à la même nation que les autres. De plus, la présence de fonctionnaires, résident de façon souhaitable dans le même quartier que leur lieu de travail, permet de générer un dialogue permanent entre les habitants et des représentant de l'état.


- Parmi les services publiques, la police et la gendarmerie ont un rôle privilégié. Ils assurent la sécurité des citoyens, en tout lieu et à tout moment. Pour aller plus loin et aider à établir un dialogue de confiance, pour les quartiers réputés sensibles, les policier avec enfantspersonnels de ces services doivent en partie être issus de ces quartiers, être connus des habitants et connaître la vie locale, ses difficultés, ses atouts. Ils saisiront les problèmes qui risqueraient de s'envenimer suffisamment tôt pour les désamorcer, ils connaissent les individus qui troublent la paix locale ou ils auront assez de lien avec les habitants pour que le dialogue permanent permette de les identifier très tôt. Ainsi, la paix sera assuré par la régulation et l'intervention rapide, parfaitement ciblée et basée sur des faits connus et partagés par les service de l'ordre comme par la population.

mixité urbaine- Obliger, par l'agencement des quartiers, par l'imposition par la loi d'une organisation urbaine pensée en ce sens, à ce que les populations de soient pas regroupés par communauté. Cette tendance au communautarisme est humaine, naturelle. Les expatriés ont tendance à se retrouver entre eux dans les pays étrangers. De même, les immigrés se regroupent. C'est rassurant, la langue maternelle est la même, l'histoire est commune, les préoccupations sont identiques, les problèmes partagés. Mais le corollaire est un repli sur soi et sa communauté, qui empêche d'aller vers l'autre. L'organisation de la mixité territoriale est donc un devoir des politiques.

mixité à l'école- L'école est le creuset de la mixité. L'état et les collectivités doivent lutter contre un phénomène qui créerait des écoles dans lesquelles la représentation des communautés seraient anormales, en clair des écoles pour les blancs et des écoles pour les autres, pour les noirs, pour les maghrébins. La carte scolaire est une première arme qui ne peut être remise en cause, et qui doit être rétablie à un format compatible avec cet objectif. De plus, comme cela est exposé dans le chapitre "Titularisation et affectation", les meilleurs enseignants doivent être postés dans les endroits où la difficulté est la plus forte, en étant pour cela mieux rémunérés, pour leurs compétences théoriques et sociales, ainsi que pour leur lieu d'affectation.

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