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4- Cas du terrorisme

attentats de charlie hebdoLes attentats de janvier 2015 contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo ont été perpétrés par des français de parents ou arrières grands-parents d’origine maghrébines ou africaines, musulmans ou convertis à l’Islam. De façon plus large, le terrorisme revendiqué par des extrémismes qui utilisent la religion musulmane a attiré et attire des personnes athées ou issues d’autres religions, pour les embarquer sur un chemin qui mène à la violence, le rejet de l’autre, jusqu’à l’élimination physique de tout être humain qui serait impur.

De nombreuses réactions, de nombreux avis, des idées dans tous les sens ont germé des attentats et du constat de cette montée du terrorisme religieux dans le monde. Cependant, l’ensemble de ces initiatives, pris à chaud et sans recul, ou ressortant d’anciennes idées plus ou moins radicales elles aussi.

renseignementLe Pic, sur cette question, est bien sûr favorable à un meilleur contrôle des individus qui basculent dans le radicalisme, des prêcheurs ou des prisonniers qui font de la propagande pour recruter de futurs sacrifiés du djihad. Le Pic est également favorable aux actions de sécurité nécessaires pour intervenir, appréhender, juger, emprisonner les personnes ayant commis des actes de terrorisme, ayant aidé à la réalisation de ces actes, ou ayant projeté de participer sans être passé à l’acte.

A l’inverse, le Pic reste attaché à la réflexion, la prise de recul nécessaire pour comprendre comment une personne peut être séduite par le terrorisme, fantasmer le bien qu’elle pense défendre au travers de l’horreur qu’elle commet. Pour prendre ce recul, comme elle le prône pour tous les sujets, le Pic se plonge dans l’histoire, pour trouver les causes originelles du phénomène. Le Pic analyse également le système actuel, et notamment le système éducatif, pour trouver les manques ou les erreurs qui sont à corriger pour donner aux enfants, aux étudiants, aux professeurs, les clés pour ne pas créer de futurs victimes de l’ignorance, de la manipulation, qui mènent au désastre que nous connaissons.

Le Pic milite pour annihiler les idées qui nourrissent le terrorisme par les deux voies suivantes 

4-1- Mettre en Lumière les personnages historiques arabes non religieux

Le terrorisme qui actuellement sévit et fait tant de victimes en occident comme au Moyen-Orient, au Maghreb, en Afrique, jusqu’en Australie, est un terrorisme Islamiste, qui se justifie donc sur une interprétation des textes de la religion musulmane, voire une réécriture ou des inventions autour de ces textes. La pensée qui combat cela se réfère elle aussi aux textes sacrés. Il s’agit bien souvent d’arguments des bons musulmans contre les mauvais musulmans, de la bonne façon de croire et de vivre sa religion contre la mauvaise, de ce que dieu ou Mahomet pense de tel ou tel chose.

Les grandes figures du monde arabe, connues en occident, sont dans la très grande majorité des cas des figures religieuses. Les grandes figures du monde occidental à l’inverse sont majoritairement des figures pour lesquelles la dimension religieuse n’est pas connue ni mise en avant. Socrate, Platon, Charlemagne, les grands rois, Diderot, Voltaire et les penseurs des Lumières, Napoléon, Washington, Lincoln, De Gaulle, Gandhi, Mandela, etc… sont autant d’exemples. Ces grands personnages forgent dans l’imaginaire collectif une structure du bien, du bon chemin, du progrès, qui ne s’appuie pas sur un texte central qui puisse être réinterprété à l’infini. En outre, cette structure mentale est également indépendante d’un quelconque message religieux, elle s’ancre sur des faits historiques, sur des événements humains uniquement et non sur le monde des esprits et de la vie après la mort.

Cette analyse amène donc à s’interroger sur les référentiels historiques, sur les guides du passé qui structurent la pensée des peuples occidentaux, arabes, africains, asiatiques, indiens, océaniques, sud-américains, etc… elle impose de mettre en avant, voire d’exhumer, les grands personnages du monde arabe qui ont précédés Mahomet, ou qui après lui ont développé une pensée arabe indépendante de la religion. Quand le Pic dit cela, ce n’est pas pour défendre une pensée contre l’Islam, mais parallèle et qui concerne l’histoire des hommes sur terre et rien d’autre. Cette pensée est un moyen, un contrepoids, une autre voie pour nourrir la structure de représentation mentale du monde des peuples arabes et de leur diaspora. Elle permet également de nourrir la fierté que peuvent avoir ces peuples vis-à-vis de leur histoire et de leurs ancêtres. De cette structure et de cette fierté naîtra une pensée philosophique et morale qui garantira la paix et la sérénité du monde arabe, en son sein comme dans le monde.

4-2- Enseignement de l'Histoire

Le fait d’avoir eu des colonies nous a lié à l’histoire de ces pays et de leur peuple. L’histoire de France ne peut pas se résumer à celle de son territoire actuel, des peuples ancestraux de ces territoires, ou à l’histoire des colonies pendant la période d’occupation de la France. Le lien créé par le colonisateur avec le colonisé l’oblige à considérer que son peuple, mosaïque nées des occupations et guerres passées, doit connaître autant l’histoire de France que celle du Maghreb, de l’Indonésie, de l’Océanie, de l’Afrique. Ainsi, les programmes d’histoire mais également d’instruction civique, théologique, doivent intégrer la dimension internationale des anciennes colonies.

A titre d’exemple, lorsqu’un enseignant est sur le chapitre du moyen âge en France et en Europe, il doit également enseigner qu’à la même époque les peuples du Maghreb ont une science, une architecture, un développement bien avancé par rapport à l’Europe. Il doit expliquer qu’en Asie des civilisations bâtissent des cités, maîtrisent des arts que l’occident mettra des siècles à découvrir. Il doit faire prendre conscience qu’en Amérique latine des peuples vivent dans des villes dont l’organisation est plus élaborée et dont la densité de population peut être considérée comme « moderne ». Le programme d’histoire doit être construit comme si le monde était à chaque époque déjà mondialisé, que toutes les histoires parallèles des différents peuples soient enseignées dans la même chronologie.

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