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Intégration et immigration choisie

assimilationL'assimilation a de tout temps été un but poursuivi par les conquérants vis à vis des territoires rattachés à leur empire. Par la langue, par la culture imposée, par la force, le déplacement de population, il fallait que les peuples conquis abandonnent leurs us et coutumes, leurs religions, oublient leur histoire, pour faire siens ceux de leur nouveaux souverains. En faisant abstraction de la brutalité de ces processus, le bilan qui peut être tiré est que certaines de ces politiques ont réussi, constituant à partir de tribus des nations entières, et beaucoup ont échoué. Les grands empires, une fois disparu, ont laissé une empreinte, sans effacer complètement les racines des peuples. En France, les exemples des cultures basques, Corses, Bretonnes, Alsaciennes, Catalanes montrent que bien que faisant partie de la nation françaises, elles gardent leurs différences, les affichent, les revendiquent, et cela sans que la cohésion du pays n'en soit menacée.

intégrationLe monde moderne ne peut plus accepter les processus d'assimilation. Elles le remplacent par la notion d'intégration, qui laissent la liberté de la différence dans un cadre commun de valeurs fondamentales qui réunit différentes cultures sous un même drapeau. Les réussites de l'intégration, en France, sont par exemple illustrées par les communautés Portugaise, Espagnoles, Tunisiennes. A l'inverse, depuis quelques années, une partie de la population maghrébine ne s'intègre pas ou difficilement. Le cadre de valeurs communes est discuté, remis en question, avec des tentatives pour le négocier. 

Le Pic se positionne sur ce sujet.

1- Analyse et enjeu de l’histoire

Les discussions qui ont lieu en France, entre anti-immigrés et immigrés, défenseurs des droits de l'homme, enfants d'immigrés, tournent tout d'abord autour de l'époque coloniale, des abus que la France a pu avoir envers les populations des colonies, et du devoir dont elle hérite de réparer le passé. Ce premier débat n'a pas lieu d'être. Ce qui a été fait du temps des colonies ne peut être réparé. Depuis la décolonisation, les générations qui se sont affrontées ne sont plus ou n'ont plus de rôle de pouvoir. Les sociétés se sont renouvelés, la mémoire des événements se trouve dans les livres d'histoires, les films d'archives, les documentaires. 

jeunes footballeurs françaisLes jeunes générations, qui sont parfois la deuxième ou la troisième après celle qui a connu la colonisation, ne peuvent pas en parler par expérience. Elles n'ont pas de rancoeur entre elles qui auraient puisé leur genèse dans le rapport entre colon et autochtone. Aujourd'hui, Aucun jeune français ne songerait à réclamer l'Algérie Française ou l'Indochine. Aucun jeune Maghrébin ne peut se sentir considéré comme soumis à une puissance occidental. Toute cette jeunesse n'a connu que l'Algérie aux Algériens, le Maroc aux marocains, la Tunisie aux Tunisiens, le Vietnam aux Vietnamiens, etc... 

Ainsi, l'histoire communes des pays d'où sont issus les français ne peut plus légitimement servir de clivage sur lequel viendrait se nourrir le ressentiment, la colère, la haine qui mèneraient à l'exclusion des uns par les autres.


2- Notion de nationalité irréductible

Combien de commentaires du type "Français de souche", "Français issu de l'immigration". De quelles souches s'agit il? De quelles immigrations est-il question? Au regard de l'article "Histoire de l'immigration", la France a été traversée, conquise par de nombreux peuples. Elle a été terre d'accueil également pour de nombreuses autres populations. Pour autant, les français ne sont ni des romains, ni des barbares, des maures, des anglais, des espagnols, des portugais. Les français sont un peuple et une culture à part entière, issus du mélange des apports de tous ces peuples.

De même, lors de colonies, la culture française a essaimé dans les territoires occupés et administrés. Après la décolonisation, les nations libérées ont conservé la marque de cette culture. Ils ne sont pas redevenus ce qu'ils étaient avant, leur culture s'était transformée.

passeport indivisibleDe même, la culture française a changé au contact des populations des colonies. Le retour des colons en métropole a importé cela et contribué à transformer la société. L'arrivée de la main d'oeuvre maghrébine dans les années 1950 pour reconstruire la France renforce cette transformation. Avec leur travail pour la France, leur installation dans ce pays, ces hommes et leur famille ont transformé la société humaines française. Elle n'est plus et ne peut plus être un melting pot européen. Par la colonisation, la France, sa culture, sa société ont été impactées par l'apport des Africains du nord devenus français. La souche s'est transformée, mais il s'agit toujours d'une même et seule souche, celle de tous les français.

Ainsi, il n'est pas possible de différencier telle ou telle partie des français, comme il ne l'était pas après les nombreuses conquêtes qui l'ont traversée.

En complément, les jeunes français qui ont le sentiment d'appartenir plus à une autre nation, celle de leurs parents ou grands-parents, se trompent. Ils sont français, leur patrie et celle où ils sont naît. D'ailleurs, lorsqu'ils vont "au pays", qu'ils découvrent la différence entre la réalité et ce qu'ils avaient fantasmé, ils ne se sentent souvent finalement pas chez eux. Ils sont vus par les locaux comme des français.

Il n'y pas pas de français plus français que d'autres, comme il n'y a pas de légitimité à se réclamer d'une autre patrie quand la sienne est celle où on est né, où on a été élevé et éduqué.


3- Mesures pour intégrer les populations

Des deux chapitres précédents découlent les mesures à adopter pour mettre en oeuvre le processus d'intégration. Ces mesures ont les suivantes:

service public de quartier- Comme partout sur le territoire, les services publiques doivent être présent dans chaque quartier. Ne pas respecter ce précepte de base crée des zones dans lesquelles les habitants peuvent se poser la question d'appartenance à la même nation que les autres. De plus, la présence de fonctionnaires, résident de façon souhaitable dans le même quartier que leur lieu de travail, permet de générer un dialogue permanent entre les habitants et des représentant de l'état.


- Parmi les services publiques, la police et la gendarmerie ont un rôle privilégié. Ils assurent la sécurité des citoyens, en tout lieu et à tout moment. Pour aller plus loin et aider à établir un dialogue de confiance, pour les quartiers réputés sensibles, les policier avec enfantspersonnels de ces services doivent en partie être issus de ces quartiers, être connus des habitants et connaître la vie locale, ses difficultés, ses atouts. Ils saisiront les problèmes qui risqueraient de s'envenimer suffisamment tôt pour les désamorcer, ils connaissent les individus qui troublent la paix locale ou ils auront assez de lien avec les habitants pour que le dialogue permanent permette de les identifier très tôt. Ainsi, la paix sera assuré par la régulation et l'intervention rapide, parfaitement ciblée et basée sur des faits connus et partagés par les service de l'ordre comme par la population.

mixité urbaine- Obliger, par l'agencement des quartiers, par l'imposition par la loi d'une organisation urbaine pensée en ce sens, à ce que les populations de soient pas regroupés par communauté. Cette tendance au communautarisme est humaine, naturelle. Les expatriés ont tendance à se retrouver entre eux dans les pays étrangers. De même, les immigrés se regroupent. C'est rassurant, la langue maternelle est la même, l'histoire est commune, les préoccupations sont identiques, les problèmes partagés. Mais le corollaire est un repli sur soi et sa communauté, qui empêche d'aller vers l'autre. L'organisation de la mixité territoriale est donc un devoir des politiques.

mixité à l'école- L'école est le creuset de la mixité. L'état et les collectivités doivent lutter contre un phénomène qui créerait des écoles dans lesquelles la représentation des communautés seraient anormales, en clair des écoles pour les blancs et des écoles pour les autres, pour les noirs, pour les maghrébins. La carte scolaire est une première arme qui ne peut être remise en cause, et qui doit être rétablie à un format compatible avec cet objectif. De plus, comme cela est exposé dans le chapitre "Titularisation et affectation", les meilleurs enseignants doivent être postés dans les endroits où la difficulté est la plus forte, en étant pour cela mieux rémunérés, pour leurs compétences théoriques et sociales, ainsi que pour leur lieu d'affectation.


4- Cas du terrorisme

attentats de charlie hebdoLes attentats de janvier 2015 contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo ont été perpétrés par des français de parents ou arrières grands-parents d’origine maghrébines ou africaines, musulmans ou convertis à l’Islam. De façon plus large, le terrorisme revendiqué par des extrémismes qui utilisent la religion musulmane a attiré et attire des personnes athées ou issues d’autres religions, pour les embarquer sur un chemin qui mène à la violence, le rejet de l’autre, jusqu’à l’élimination physique de tout être humain qui serait impur.

De nombreuses réactions, de nombreux avis, des idées dans tous les sens ont germé des attentats et du constat de cette montée du terrorisme religieux dans le monde. Cependant, l’ensemble de ces initiatives, pris à chaud et sans recul, ou ressortant d’anciennes idées plus ou moins radicales elles aussi.

renseignementLe Pic, sur cette question, est bien sûr favorable à un meilleur contrôle des individus qui basculent dans le radicalisme, des prêcheurs ou des prisonniers qui font de la propagande pour recruter de futurs sacrifiés du djihad. Le Pic est également favorable aux actions de sécurité nécessaires pour intervenir, appréhender, juger, emprisonner les personnes ayant commis des actes de terrorisme, ayant aidé à la réalisation de ces actes, ou ayant projeté de participer sans être passé à l’acte.

A l’inverse, le Pic reste attaché à la réflexion, la prise de recul nécessaire pour comprendre comment une personne peut être séduite par le terrorisme, fantasmer le bien qu’elle pense défendre au travers de l’horreur qu’elle commet. Pour prendre ce recul, comme elle le prône pour tous les sujets, le Pic se plonge dans l’histoire, pour trouver les causes originelles du phénomène. Le Pic analyse également le système actuel, et notamment le système éducatif, pour trouver les manques ou les erreurs qui sont à corriger pour donner aux enfants, aux étudiants, aux professeurs, les clés pour ne pas créer de futurs victimes de l’ignorance, de la manipulation, qui mènent au désastre que nous connaissons.

Le Pic milite pour annihiler les idées qui nourrissent le terrorisme par les deux voies suivantes 

4-1- Mettre en Lumière les personnages historiques arabes non religieux

Le terrorisme qui actuellement sévit et fait tant de victimes en occident comme au Moyen-Orient, au Maghreb, en Afrique, jusqu’en Australie, est un terrorisme Islamiste, qui se justifie donc sur une interprétation des textes de la religion musulmane, voire une réécriture ou des inventions autour de ces textes. La pensée qui combat cela se réfère elle aussi aux textes sacrés. Il s’agit bien souvent d’arguments des bons musulmans contre les mauvais musulmans, de la bonne façon de croire et de vivre sa religion contre la mauvaise, de ce que dieu ou Mahomet pense de tel ou tel chose.

Les grandes figures du monde arabe, connues en occident, sont dans la très grande majorité des cas des figures religieuses. Les grandes figures du monde occidental à l’inverse sont majoritairement des figures pour lesquelles la dimension religieuse n’est pas connue ni mise en avant. Socrate, Platon, Charlemagne, les grands rois, Diderot, Voltaire et les penseurs des Lumières, Napoléon, Washington, Lincoln, De Gaulle, Gandhi, Mandela, etc… sont autant d’exemples. Ces grands personnages forgent dans l’imaginaire collectif une structure du bien, du bon chemin, du progrès, qui ne s’appuie pas sur un texte central qui puisse être réinterprété à l’infini. En outre, cette structure mentale est également indépendante d’un quelconque message religieux, elle s’ancre sur des faits historiques, sur des événements humains uniquement et non sur le monde des esprits et de la vie après la mort.

Cette analyse amène donc à s’interroger sur les référentiels historiques, sur les guides du passé qui structurent la pensée des peuples occidentaux, arabes, africains, asiatiques, indiens, océaniques, sud-américains, etc… elle impose de mettre en avant, voire d’exhumer, les grands personnages du monde arabe qui ont précédés Mahomet, ou qui après lui ont développé une pensée arabe indépendante de la religion. Quand le Pic dit cela, ce n’est pas pour défendre une pensée contre l’Islam, mais parallèle et qui concerne l’histoire des hommes sur terre et rien d’autre. Cette pensée est un moyen, un contrepoids, une autre voie pour nourrir la structure de représentation mentale du monde des peuples arabes et de leur diaspora. Elle permet également de nourrir la fierté que peuvent avoir ces peuples vis-à-vis de leur histoire et de leurs ancêtres. De cette structure et de cette fierté naîtra une pensée philosophique et morale qui garantira la paix et la sérénité du monde arabe, en son sein comme dans le monde.

4-2- Enseignement de l'Histoire

Le fait d’avoir eu des colonies nous a lié à l’histoire de ces pays et de leur peuple. L’histoire de France ne peut pas se résumer à celle de son territoire actuel, des peuples ancestraux de ces territoires, ou à l’histoire des colonies pendant la période d’occupation de la France. Le lien créé par le colonisateur avec le colonisé l’oblige à considérer que son peuple, mosaïque nées des occupations et guerres passées, doit connaître autant l’histoire de France que celle du Maghreb, de l’Indonésie, de l’Océanie, de l’Afrique. Ainsi, les programmes d’histoire mais également d’instruction civique, théologique, doivent intégrer la dimension internationale des anciennes colonies.

A titre d’exemple, lorsqu’un enseignant est sur le chapitre du moyen âge en France et en Europe, il doit également enseigner qu’à la même époque les peuples du Maghreb ont une science, une architecture, un développement bien avancé par rapport à l’Europe. Il doit expliquer qu’en Asie des civilisations bâtissent des cités, maîtrisent des arts que l’occident mettra des siècles à découvrir. Il doit faire prendre conscience qu’en Amérique latine des peuples vivent dans des villes dont l’organisation est plus élaborée et dont la densité de population peut être considérée comme « moderne ». Le programme d’histoire doit être construit comme si le monde était à chaque époque déjà mondialisé, que toutes les histoires parallèles des différents peuples soient enseignées dans la même chronologie.


5- Immigration choisie

Cette partie n'est pas encore complétée. Notre mouvement travaille à clarifier ce point complexe, comme tous les points de notre programme.

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