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L’exercice du pouvoir

Le pouvoir, quelle que soit l'institution, de la plus petite à la plus complexe, est incarnée par un homme. Il est dans la nature profonde de l'homme que d'avoir besoin que ce pouvoir soit incarné, et toujours par un seul individu. A l'inverse, les grands noms de l'histoire ont bien souvent été accompagnés de lieutenants célèbres, visibles ou discrets, qui ont représentés à leur côté la force et la pertinence du pouvoir. En ces temps complexes, où les populations sont de plus en plus éduquées et connectées, le PIC considère que le pouvoir doit rester symbolisé par un seul individu, mais qu'il doit être entouré de façon visible d'une équipe, dont chaque membre est reconnu pour son expertise dans un des domaines où s'exerce le pouvoir politique. Cette équipe et son chef d'orchestre sont indissociables, liés par le mandat qu'ils remplissent.

Les nouveaux gouvernants doivent être éduqués, vivre au milieu et en prise avec les réalités, et savoir avec leur bagage intellectuel tirer de leur expérience du réel les décisions nécessaires a l'amélioration des situations. Les éléments philosophiques de base servant de socle et de matrice à leurs décisions.

1- La personnification du pouvoir

De tout temps à jamais et jusqu’en ce début de 21ème siècle, dans la très grande majorité des états du monde ou des communautés, le pouvoir est symbolisé par une seule personne. Pour certains pays comme la France, l’ensemble des rênes du pouvoir, sous la 5ème République, semblent même être concentrées dans les mains du chef de l’état. Toutes les impulsions viennent de lui, tous les mécontentements se concentrent sur sa personne, toutes les réponses sont attendues de sa bouche.

Certaines expériences passées, comme la 4ème République, ont démontré qu’une faible incarnation de ce pouvoir pouvait être néfaste au bon fonctionnement de l’état, tout du moins dans la cohérence qu’il renvoie à la population.

Cependant, les travers d’une très grande personnification du pouvoir, l’impression que les décisions appartiennent à un seul homme au final, sont aujourd’hui anachroniques vis-à-vis des problèmes complexes et variés que les hommes politiques ont à résoudre.

De plus, l’augmentation importante du nombre de personnes formées à des niveaux élevés d’éducation, le développement des moyens de communication et d’information quelle que soit la région du monde et son niveau de développement, ont amené les populations à un niveau global de compréhension des problèmes jamais atteint.


2- Notion d’équipe de décision

Les évolutions des populations aujourd’hui permettent de sortir du système du chef suprême. Il est compréhensible pour la très grande majorité des populations qui ont eu depuis longtemps accès à l’éducation et qui sont rodées à recevoir de l’information que le pouvoir ne soit plus incarné par une seule personne omniscient. Des équipes gouvernementales existent dans toutes les démocraties, mais elles sont toujours soumises au pouvoir de décision final d’un seul homme.

Il est possible et même nécessaire dans nos civilisations modernes que le pouvoir soit réellement partagé au sein d’une équipe pluridisciplinaire, constituée de généralistes mais aussi de spécialistes dans différents domaine. Cette équipe peut être mouvante et s’enrichir au cours d’un mandat de personnes ou groupes de personnes missionnées sur des projets pointus et ponctuels, avec une dissolution à la fin de la mission.

L’intérêt de telles équipes de décision au plus haut sommet des états est que sur chaque dossier, le pilote en charge de la réflexion et de l’action soit épaulé par de nombreux autres points de vue qui s’expriment. Les décisions prises sont ainsi plus travaillées et pertinentes pour répondre aux problèmes posés ou satisfaire les besoins à combler.

Bien que cette notion d’équipe de décision soit primordiale, un chef d’orchestre du tempo de traitement des dossiers semble nécessaire. A contrario est également important que ce maestro ne remette en aucun cas en cause le travail de l’équipe.


3- Constitution et fonctionnement de l’équipe de décision

L’équipe de décisions se constitue bien amont de la prise du pouvoir. Il est en effet nécessaire, pour une bonne cohésion et un maximum d’efficacité, que les membres constitutifs se connaissent, aient du lien entre eux, de façon à partager les points de vue sans frein lorsqu’elle exerce le pouvoir.

3-1- Un concentré matriciel de la société

L’équipe de décision se constitue d’individus aux parcours et à l’histoire très différents. Un mixage des compétences, multidisciplinaires, paraît également primordial. Cela implique qu’une partie des individus de cette équipe est issue de la société civile, certains plus expérimentés que d’autres, également avec des positions sociales variées. Cette mixité est garante d’un dialogue dans l’équipe qui représente bien une société matricielle. Cette garantie est apportée par un mélange transversal entre des individus ayant des connaissances spécifiques des sujets, mais également vertical entre individus qui vivent les évènements liés à un sujet à des niveaux d’exposition et de compréhension différents.

3-2- De la philosophie à l’action

Le PIC bâtit son action sur un projet politique, lui-même étant une émanation de la philosophie politique du mouvement. L’équipe de décision utilise cette philosophie et s’appuie sur le projet pour bâtir son mode d’action.

Le fonctionnement de l’équipe de décision est de prendre un sujet et de le traiter en mode projet. Les membres de l’équipe travaillent sur le fond des dossiers en prenant le temps nécessaire, hors des échéances politiques et des feux de l’actualité, pour épuiser toutes les solutions possibles. Afin de garder un rythme nécessaire à l’avancée de la politique défendue, les projets restent malgré tout contraints par le calendrier, avec une date de début, une durée estimée retouchée si nécessaire, une date de fin.

L’exigence d’exhaustivité implique qu’avant d’exercer le pouvoir, les équipes de décisions ont par avance mené leur réflexion et abouti à un certain nombre d’actions pouvant être mises en places dès la prise de fonction. Pour les sujets qui se révèlent de par l’actualité, et dont aucune anticipation n’a pu être faite, il est alors nécessaire de faire comprendre qu’aucune décision rapide ne peut résoudre les difficultés dans la durée. Alors le courage politique est de tenir face à la pression populaire qui exige des réponses rapides. L’équipe de décision a l’obligation de rester unie et de défendre la position selon laquelle, l’analyse du problème, la réflexion et la concertation sont des préalables à des décisions qui se doivent d’apporter des solutions pérennes.

3-3- La communication politique

3-3-1- La présentation de l’équipe de décision aux élections

Pour appliquer un programme, des idées, un mouvement politique doit accéder au pouvoir, exécutif et législatif. Dans un système démocratique, cela ne se peut qu’en ayant des représentants élus par les citoyens.

Dans le PIC, l’image du mouvement n’est pas incarnée par un homme seul face à chaque échéance, qu’elle soit locale ou nationale, mais par une équipe de décision. Cela rend la tâche d’identification vis-à-vis des électeurs plus ardue. En effet, notamment lors des élections de chefs d’état, la conjonction entre un homme « providentiel » et les citoyens est un phénomène primordial, base du succès.

De façon à participer de cette mécanique, la mise en lumière de l’équipe de décision doit se faire pendant les pré-campagnes électorales, suffisamment en amont des échéances, afin que les électeurs aient le temps d’en reconnaître chaque membre et d’y retrouver une part de soi, de ses espérances.

3-3-2- Une communication de pouvoir positive

La communication sur l’état de la société, les commentaires sur l’actualité, la présentation des projets en développement, dans de nombreux gouvernements, est faîte depuis les dernières décennies sur un mode négatif. Cela correspond au mode de fonctionnement des gouvernements modernes, qui agissent et se veulent ainsi en réaction aux événements, en correction des dysfonctionnements.

Etre dans l’action en permanence empêche de prendre le recul nécessaire à la pensée, seule capable d’apporter le meilleur jugement pour décider si du correctif doit être apporté à une situation, si il n’y a pas des choses positives ou des opportunités à saisir au travers de tout changement. L’action immédiate oblige dans la grande majorité des cas à corriger pour revenir à une situation antérieure et non à bâtir du nouveau. L’effet en terme de communication est une perpétuelle mélopée grise.

Un discours positif de développement, de récompense des réussites, d’affrontement sans affolement ni précipitation des difficultés, est bien plus efficace que des menaces, la projection des risques à la face du monde, la transmission des peurs, la réaction de défense qui amène à revenir à une situation antérieure. Le PIC, en préparant son projet sur une philosophie de développement, en priorisant la réflexion et la concertation à l’action, prépare des hommes politiques qui s’attachent à ne pas cacher les difficultés mais également à montrer qu’elles peuvent être affrontées, car elles le doivent, sereinement.

Enfin, tout au long du temps de pouvoir, la communication des avancées dans les projets, des bilans immédiats et à échéance, sont des incontournables d’une politique qui intéressent tous les citoyens. Cette communication se fait dans les lieux de représentation des élus des nations puis à la presse pour arriver auprès de tous. La critique et la contradiction y sont les bienvenus en ce qu’elles sont constructives ou mettent en lumière un autre point de vue, des difficultés jusque là non identifiée.

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